PROGRAMME DE RENFORCEMENT DE LA RÉSILIENCE ET DE L’ADAPTATION AUX EPISODES CLIMATIQUES EXTRÊMES ET AUX DÉSASTRES EN AFRIQUE DE L’OUEST

Région :                                Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Sénégal, Niger

Axes :                                   Accès aux marchés

Partenaire :                          CISV, RBM-Sénégal, LVIA, CRUS-Burkina, TASSAGHT-Mali, VSF-Belgique, ICD-Mali, AREN, GAJEL (Niger), RECOPA-Burkina, GNAP-Mauritanie, URFBV et ACIDEF-Mali, CIRAD, ARED, et autorités et organisations d’éleveurs locaux

Durée du projet :                  3 ans

Date de lancement :             Janvier 2015

Budget total :                        10 000 K€

Contributeurs :                      UK-AID, DFID, Union Européenne,

                                              Air France, Fondation AnBer,

                                              Aéroports de Paris

L’Action

Les 30 dernières années, les exploitations familiales au Sahel, ont fondé leurs économies sur un équilibre délicat entre les ressources et la main d’œuvre réparties entre productions animales et végétales. La mobilité du bétail reste central de tous ces systèmes, même parmis les plus sédentaires. En sécurisant les pistes et en facilitant la mobilité, le projet bénéficiera à une vaste gamme d’exploitations familiales, indépendamment du dosage qu’elles effectuent entre l’agriculture et l’élevage.

Depuis début  janvier 2015, Acting For Life coordonne le Projet de renforcement de la résilience de 1 196 000 pasteurs et agropasteurs par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail, sa promotion et la prestation de services en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Ce programme transnational vise à renforcer la résilience des pasteurs et agropasteurs contre les évènements climatique sur une échelle au même temps micro et macro, sur le terrain et aussi sur le niveau d’élaboration des politiques régionale et internationale. Le projet est centré sur deux territoires transnationaux qui relient d’une part la Mauritanie, le Mali et le Sénégal et, d’autre part, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces zones englobent de grands mouvements saisonniers des pasteurs et agropasteurs transhumants qui ont ainsi accès aux pâturages et aux marchés, ainsi qu’à des zones de repli en cas de sécheresses.

Les indicateurs clefs

  • Des pistes pour la transhumance et la commercialisation du bétail seront cartographiées, sécurisées, aménagées (points d’eaux, aires de repos et de pâtures) et gérées de façon conjointe, inclusive et équitable entre les usagers et les acteurs institutionnels concernés (collectivités décentralisées, services de l’État). Les pistes les plus stratégiques (en rouge) agissent comme un système circulatoire permettant aux éleveurs de circuler avec leurs troupeaux. Ce sont aussi des routes commerciales pour acheminer le bétail sur pied.
  • Développement de services aux éleveurs via l’approvisionnement en intrants pour le bétail (aliment bétail et santé animale de proximité incluant les infrastructures qui leur sont liées), et de recherches-actions sur de nouveaux services adaptés aux éleveurs mobiles (appui au déstockage stratégique en période de crise, système d’information aux transhumants et faisabilité de l’assurance-bétail contre les risques, dans le contexte sahélien).
  • Elaboration et diffusion d’outils de plaidoyer démontrant les apports économiques, sociaux et environnementaux de la mobilité du bétail.  

Les Impacts et co-bénéfices

  • Augmentation des revenus des familles des éleveurs.
  • Le nombre de conflits, notamment entre agriculteurs-éleveurs a diminué dans les zones d’intervention du projet, et l’accès aux marchés à bétail est facilité (temps de marche réduit).

Une approche dynamique

  • La transhumance et le convoyage commercial du bétail positionnés comme des facteurs de développement économique.
  • Mise en place de conditions favorables au démarrage effectif de la décentralisation.